Posts Tagged ‘kate moss’

CETTE SEMAINE, JE SUIS SUR NUAGE DE FILLES !

Monday, April 28th, 2008

 

Pour lire mes posts, c’est par ici !

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ARTY DANDY

Monday, April 14th, 2008

Ce week-end je suis allée faire un tour au corner Arty Dandy installé au Bon Marché jusqu’au 24 mai, petit prétexte pour m’acheter un truc design sympa, mais surtout grosse envie de découvrir ce nouveau concept de “galerie-store”, “élection d’objets singuliers” entre art et design, presque exclusivement des pièces uniques ou fabriquées en petites séries.

 

© Julie Perello

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KATE BY HEDI SLIMANE

Wednesday, March 19th, 2008

Depuis le temps que je vous en parle, vous aurez compris que je suis quelque peu fascinée par Kate Moss :)) Sur les conseils de Christian, je suis donc allée sur le site d’Hedi Slimane jeter un œil à son Kate Liberation, shooté le 8 mars 2008.

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YSL MANIFESTO S/S ‘08

Tuesday, March 4th, 2008

J’ai toujours pensé que l’enjeu dans une bonne campagne de pub luxe c’était surtout (voir seulement) l’image, le produit étant secondaire. D’ailleurs, c’est pour moi ce qui différencie une marque de simple prêt-à-porter d’une marque de luxe. Certains ont même décidé de ne garder que l’emballage, et je parle bien sûr de Marc Jacobs. Ce qui importe, donc, c’est l’image de la marque, sa vision de la femme, de la vie, du contemporain. La promesse c’est : “vous serez cette femme-là”, “vous aurez cette vie-là”, “voilà le lifestyle qu’on vous propose”. Ainsi, dans le luxe, travailler sur une stratégie publicitaire revient souvent à s’interroger sur : 1/Quel lifestyle contemporain est pertinent pour cette marque ? 2/Quelle femme est la femme “X” ?

 

 

Et bien, YSL est très fort, tellement fort qu’il a réussit à me faire changer d’avis, (more…)

KATE BY VAN LAMSWEERDE & MATADIN

Tuesday, January 22nd, 2008

LA, 2000, après un shooting pour Harper’s Bazaar US, Kate se déhanche sur Billy Jeans, encouragée par Inez Van Lamsweerde et filmée par Vinoodh Matadin … Tout simplement sexy.

KATE OU L’ART DE LA TRANSFORMATION

Tuesday, November 20th, 2007

Kate Moss se plaignait dans le Vogue UK du mois d’avril, dans lequel elle faisait la promo de sa collection Topshop, de ce shooting trop commercial et pas assez “edgy”. “Yes Dahling”, elle disait, “it’s sell, sell, sell (…). Just because you’re wearing a pretty dress it doesn’t have to be all pretty-pretty. I’d just got this book of photographs about that club Studio 54 and I wanted it more like that”.

La voilà servie dans l’I-D magazine de novembre : shootée par Emma Summerton, elle est sexy en diable avec sa nouvelle coupe et en total look Kate Moss Topshop.

Je trouve la question posée “You want me to say who I am ?” intéressante et plutôt ironique. Kate Moss sait très bien ce qu’il en est : à la fois omniprésente et insaisissable, elle n’est, finalement, qu’une image que chacun essaie de s’approprier. “Plus je suis visible, plus je suis invisible” dit-elle. Elle est d’autant plus insaisissable qu’elle ne cesse de se transformer, de changer, d’être sans cesse une autre. Qui peut me dire ce qu’il y a de commun entre cette fille qui pose pour I-D et cette autre qui fait les pubs Rimmel ? Personne ne saura jamais qui elle est vraiment, car elle n’est que la projection fantasmée des désirs et des frustrations de chacun, l’incarnation, en sorte, de ce que chacun voudrait ou ne voudrait pas être. Et c’est cela, le statut d’icône : une entité physique représentative, à la fois vénérée et objetisée, qui ne prend sens que par les représentations que chacun y met.

Voici la suite :

MODE, PUB ET ROCK’N ROLL

Saturday, October 6th, 2007

S’il existe bien une constante dans le rock, ce sont ces personnalités uniques, iconiques, que chaque génération a engendré, de Jim Morrisson à Beth Ditto notre nouvelle icône rock king size, en passant par David Bowie, Ian Curtis, Kurt Cobain… Et ces légendes du rock ont constamment flirté avec le monde de la mode : shootée par les plus grands photographes, à la Une des magazines de mode, courtisée par les plus grands créateurs, toute icône rock est aussi une icône fashion.
Du côté de la fashion aussi, l’inspiration rock a toujours été là, de Vivienne Westwood à Hedi Slimane et Jeremy Scott. Entreprise certes dérisoire, Hogan y est même allé cet automne de son sac guitare.
Une frontière d’ailleurs tellement ténue que les Inrocks du 2 octobre ont fait un sujet sur la mode rock.

Aujourd’hui, on passe au niveau supérieur et les icônes rock deviennent des icônes pub et luxe.
Pete Doherty pose en James Dean des temps modernes sous l’objectif de Mert & Marcus pour la nouvelle campagne de Roberto Cavalli.

 

 

 

Pour Burberry Prorsum, Mario Testino photographie les égéries maison Agyness Dean, Lily Donaldson, Kiera et Georgia Frost entourées par le leader des Paddingtons et le groupe the View.

 

 

 

Lee fait ressortir les photos les plus inédites des Beatles, des Stones et des icônes du rock’n roll des années 60 prises par John Hopkins, qui serviront de décor et de fil rouge au catalogie de la nouvelle collection. D’ailleurs l’occasion pour Hopkins d’exposer des photos chez Colette.

 

 

Enfin, last but not least, Beth Ditto est devenue la chouchou de Christopher Kane, qui lui a même demandé de défiler pour lui lors du Swarovski Fashion Rocks show qui se déroulera à Londres le 18 octobre. La campagne pub n’est pas loin (et tant mieux si ça arrive !).

C’est une stratégie différente pour chaque marque.

Pour Burberry, ce serait plutôt une façon de dépoussiérer la marque en revenant à ses origines un brin provoc’, l’esprit trench-coat, au départ dessiné par Burberry pour l’armée écossaise puis porté dans les années 60 par tous les groupes à la mode. « C’est un esprit unique, une façon singulière de mélanger les mondes, de mêler la tradition et l’excentricité, l’aristocratie et une culture de la rue » explique Christopher Bailey. Tout est dit.

Pour Lee, il s’agit d’étoffer son positionnement de marque au cœur de l’Histoire et qui fait l’Histoire (“Make History”) en mettant en avant les légendes qui ont fait l’histoire du rock. Et au passage, de se donner une caution artistique.

Quand à Roberto Cavalli, le couturier italien adulé des stars et des people, il aime le sulfureux, le sauvage, et faire parler de lui. Et il savait qu’il allait faire le buzz en mettant en scène le couple trash et glamour Kate Moss et Pete Doherty. L’image de la marque n’en est que plus hot et subversive, et semble illustrer la revendication créative contemporaine : « Je dérange, donc je suis ». Pourtant, nous dit le couturier, « à cause de son mode de vie extrême, Pete peut d’abord sembler très mauvais pour le rôle de modèle, mais sa débauche ne m’intéresse pas du tout. Derrière son apparence de damné, Pete est un homme exceptionnellement doué : un vrai rocker, pur, sans compromis ». Et oui, s’offrir des personnalités à talent, il n’y a pas mieux pour doter la marque d’un vrai supplément d’âme. Dans un autre registre, Marc Jacobs avait fait la même chose l’année dernière avec Jennifer Jason Leigh.

Christopher Kane, lui, a tout compris, et contribue à initier la tendance « Big is Beautiful », sujet sur lequel je me pencherai bientôt.

Dans tous les cas, s’approprier l’ancienne ou la nouvelle génération rock c’est une manière d’oser dire « fuck » aux institutions, aux institutions fashion trop codifiées car trop marketing, aux codes luxe trop stricts et bourgeois ; c’est revenir, finalement, à l’essentiel de ce qui fait la mode, cette forme d’expression, de contestation, véhiculant une vision du monde particulière à chaque époque. Comme le rock.