Posts Tagged ‘alexander McQueen’

WE’LL MISS YOU LEE

Thursday, February 11th, 2010

Bon voilà, Lee McQueen, le fondateur de la marque Alexander McQueen, est mort, j’arrive pas à y croire, lui pour qui tout semblait si bien marcher… Bon, je ne vais pas m’éterniser sur les news people (pendu ou pas ?), je voulais juste lui faire un petit hommage ici, son extravagance (structurée) et son sens de la théâtralité vont énormément me manquer… Il a toujours fait partie des créateurs dont j’attendais les défilés avec impatience.

Avec un gros big up pour ses collections printemps/été 2008 et automne/hiver 2008, qui restent mes préférées ; j’en avais pas mal parlé dans mon sujet “Mode fiction“. De véritables petites parenthèses enchantées…

Défilés printemps/été et automne/hiver 2008

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TRANSPARENCES

Saturday, July 5th, 2008

L’homme printemps/été 2009 prend un malin plaisir à laisser deviner son anatomie sous des pièces - chemises, pulls fins, gilets, tuniques - finement tissées… Des matières arachnéennes, voir franchement transparentes, qui laissent entrevoir un torse non pas viril, mais délicat et imberbe. Une séduction proprement féminine !

 

Yves Saint Laurent et Costume National

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L’HOMME EST UNE FEMME COMME LES AUTRES - SUITE

Thursday, July 3rd, 2008

Je disais donc : l’homme devient femme. Mais quand il devient trop femme, c’est déconcertant… voire ridicule. Pourtant, Alexander McQueen l’assume complètement. Il troque le surfeur et l’aventurier contre un homme bimbo, voire un homme à paillettes, très robe du soir :

 

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LE RETOUR DU JUBILATOIRE

Thursday, May 15th, 2008

Allez, pour commencer cette Quinzaine des Créateurs, je vous propose de faire un point sur une tendance généralisée concernant la création actuelle : le retour à l’optimisme et au jubilatoire !

En mode, on a souvent l’impression que ce sont toujours les mêmes tendances qui reviennent. Saison après saison, c’est toujours la même chose, pense-t-on. La tendance africaine en été, la fourrure en hiver… sans parler de l’éternel retour aux années 30, 40, 50, 70, 80… et 90 !

Mais, comme dans tous les domaines, il y a des courants de fond. Et la lame de fond, qui grandit depuis l’été 2007 et qui nous submerge cette saison, c’est le retour à l’optimisme et au jubilatoire. Nous entrons dans une nouvelle dynamique, une tendance généralisée vue sur tous les podiums ou presque : on veut du fun, de la bonne humeur, on veut s’amuser, être fous et insouciants ; on veut de l’éclatant, de l’électrique, du pep’s et du pimpant.

 

Comment ne pas remarquer, tout d’abord, le retour au très flashy, voire au fluo des années 80 ? On ne voit que ça : si je devais vous citer tous les créateurs, la liste serait très longue, mais voici une petite sélection haute en couleur :

Du jaune éclatant…


Défilé 3.1 Phillip Lim P/E 2008 - © Vogue.fr

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MODE FICTION

Monday, March 17th, 2008

S’il y a bien deux choses dans la vie pour lesquelles je vendrais père, mère et boyfriend, c’est la mode et la littérature. Il faut croire que ces deux termes sont antinomiques, puisque tout le monde - en tout cas mes futurs employeurs potentiels -, me demande à chaque fois ce qu’il peut bien y avoir de commun entre ces deux passions. Ça les contrarie, ce grand écart de personnalité, ce truc si profond qui vient s’accommoder d’un autre truc si futile.

Alors à force, j’ai réfléchi et je me suis bien demandée comment j’en étais venue, moi cette enfant si calme, si studieuse, si rêveuse, à m’agiter comme une hystérique à la vue d’un simple bout de tissu. Et je me suis souvenue de ces longs moments d’évasion qu’étaient pour moi les livres à l’époque, mon imagination qui courrait, le réel qui devenait tout petit, et l’aventure, la magie, toutes grandes. L’effet Oz quoi. Et et… et bien, quand je regarde un défilé, une collection, ou que je rentre dans une boutique, c’est la même chose, je me transforme en Dorothy Gale, et la tornade m’emporte. Car dans la mode, tout comme dans les livres, tout est possible, tout est magique, c’est le royaume de l’imaginaire.

Et les créateurs de mode, tout comme les écrivains, nous racontent des histoires, des belles histoires comme on les aime. Alors, il était une fois…

Les défilés d’Alexander McQueen, véritables parenthèses enchantées peuplées d’êtres féériques, de reines victoriennes et de princesses orientales.

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LA FEMME P/E 2008 EST UNE FEMME SIMPLE

Monday, February 18th, 2008

Je sais, je sais, en ce moment TOUT LE MONDE parle des défilés de l’automne prochain, et moi, tarte que je suis, je n’en suis qu’au P/E 2008. Mais ceci, aussi incroyable que ça puisse paraître, est un fait exprès. Oui, car môa mesdames (et messieurs, j’ai de l’espoir), je préfère attendre la fin de tous les défilés pour me faire une idée globale de la saison et vous en faire part. Rendez-vous donc début mars !

Revenons donc au P/E 2008. Je ne suis pas rédactrice de mode, vous n’avez donc pas besoin de moi pour savoir que cette saison l’imprimé se portera floral et les épaules marquées. Non, ce qui m’intéresse, c’est de voir comment la silhouette féminine a évolué depuis l’année dernière et quelle est la nouvelle femme qui se dessine. (more…)

MANIFS DE LUXE

Wednesday, October 3rd, 2007

La pub luxe, c’est ma partie, et à chaque nouvelle saison je ne peux m’empêcher de scruter les nouvelles campagnes, dévorant les magazines de mode en sautant le texte. Il faut bien le dire, je suis souvent déçue. Belle DA, belle réalisation, belles filles, mais que dire de plus ? Un peu formaté, oui.
Et là, enfin, je tiens un truc ! Le Manifesto d’YSL me saute aux yeux, la pub Alexander McQueen me file la nostalgie d’une époque que je n’ai jamais connue. Oui, allons manifester en total look couture !!!

 

 

 

 

Bien sûr, vous avez aussi remarqué la nouvelle campagne Dinh Van, mais là je vais pas faire celle qui savait pas, vu que j’ai travaillé sur la recommandation stratégique avec ce cher Darkplanneur, mais à cette époque on croyait qu’on était les seuls à proposer de la subversion de luxe, alors que non, et tant mieux. Vive l’impertinence luxe créative et créatrice !

 

 

Alors, véritable envie de bousculer tout ce petit monde du luxe, récupération révolutionnaire fashion ou nostalgie d’une époque révolue?
Certainement un peu des trois, sauf qu’aujourd’hui cette tendance libertaire et contestataire n’est plus celle de l’outsider, loin s’en faut. Aujourd’hui, quand on a quelque chose à dire ou à faire, une attitude ou un idéal à revendiquer, c’est simple, on consomme. En d’autres termes, consommer du luxe aujourd’hui ce n’est plus simplement dépenser (beaucoup) d’argent et acheter un produit : c’est vivre une expérience inédite, extraordinaire, accéder par l’esprit à un monde où l’on va pouvoir se réaliser en tant qu’individu. C’est en quelque sorte une « consommation expressive » qui se dessine, la consommation d’une société post-matérialiste - par excès d’abondance plus que par choix -, en quête de sens et de contenu. Rien d’étonnant alors à ce que certaines marques de luxe proposent via le thème de la manifestation une expérience subversive, renvoyant à un idéal, celui d’un monde meilleur, dans lequel je suis libre de décider pour moi, de revendiquer ma vision des choses et de faire valoir mon engagement culturel et politique.
Dans le même genre, ne faisons pas l’impasse sur les campagnes Vivienne Westwood (qui milite pour la libération de Leonard Peltier) et « Peace is a fight » de Marithé + François Girbaud (conçue par l’excellente agence La Chose).