YSL MANIFESTO S/S ‘08

J’ai toujours pensé que l’enjeu dans une bonne campagne de pub luxe c’était surtout (voir seulement) l’image, le produit étant secondaire. D’ailleurs, c’est pour moi ce qui différencie une marque de simple prêt-à-porter d’une marque de luxe. Certains ont même décidé de ne garder que l’emballage, et je parle bien sûr de Marc Jacobs. Ce qui importe, donc, c’est l’image de la marque, sa vision de la femme, de la vie, du contemporain. La promesse c’est : “vous serez cette femme-là”, “vous aurez cette vie-là”, “voilà le lifestyle qu’on vous propose”. Ainsi, dans le luxe, travailler sur une stratégie publicitaire revient souvent à s’interroger sur : 1/Quel lifestyle contemporain est pertinent pour cette marque ? 2/Quelle femme est la femme “X” ?

 

 

Et bien, YSL est très fort, tellement fort qu’il a réussit à me faire changer d’avis, en travaillant à fond sa nouvelle image un brin sulfureuse tout en collant au produit avec une campagne sous forme de look book. C’est Kate Moss, photographiée par Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin, qui incarne la marque, lui donnant cette petite touche rebelle et sexy qui lui manquait jusque là. Oui parce qu’YSL a eu beau adopter le thème du Manifesto depuis l’A/H ‘07 - se donnant par-là un petit côté contestataire qui venait contrebalancer son image trop lisse et petite bourgeoise parisienne (il faut bien le dire) -, avec Gisèle Bünchen dans le rôle de la meneuse, on pouvait faire mieux. Ce que j’adore, c’est qu’ici Kate Moss est chic et classe à souhait, sans rien perdre de sa personnalité.

Pour commencer, la vidéo du making of

 

 

Et quelques prises de vue inédites en presse

 

Bien entendu, il y a des petits chanceux qui ont réussi à avoir la brochure de 24 pages réunissant toute la campagne, distribuée dans les rues de Londres et de Milan le 23 février, de Tokyo le 24, et de Paris le 27. Dernier espoir : se trouver à Hong Kong le 29 avril.

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2 Responses to “YSL MANIFESTO S/S ‘08”

  1. lovny Says:

    Marrant cette idée de mettre le mannequin devant la vitrine, et en plus vivant : on pense aussi aux vitrines d’Amsterdam (sulfureux ++)
    J’en connais un à qui ça va plaire (au hasard David Law)

  2. Julie Perello Says:

    Oui tu as raison !
    Et le fait qu’elle soit dans la rue et non dans la vitrine, ça veut aussi dire que du YSL c’est fait pour être porté, ce qui rejoint l’idée du look book. Ce petit côté “mode dans la rue” m’interpelle… influence Sartorialist ?
    Je ne connaissais pas David Law, merci pour l’info !

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