Si je me suis auto-usurpée ce titre, c’est parce que je n’en trouve pas d’autre : la découverte de la collection de chaussures Larare a provoqué chez moi un émerveillement tel que depuis, je n’ai eu de cesse de réunir des fonds pour pouvoir me les acheter. Ce que j’ai fait ; en soldes privées, parce que oui, c’est vrai, c’est cher.
Les créations de Monsieur Jean Yves sont sans compromis ; les finitions de ses nœuds papillon sont parfaites, les matières incroyables, la coupe étudiée au millimètre près.
Dans son studio situé sous les toits place Vendôme, il expérimente : couleurs, tissus, plumes, tous les effets sont le fruit de processus créatifs dignes d’une grande maison de couture. Monsieur Jean Yves vient du monde de l’art, et ça se sent.
Je suis apparemment sur la même longueur d’onde que Jean Paul Gaultier, qui a choisi le Marrakech d’Yves Saint-Laurent des années 1970 pour sa collection homme P/E 2011.
Quand j’ai rencontré Phi Diem, la première chose que j’ai remarquée, c’est son allure. A la fois délicate et affirmée, ce qui est pour moi le comble de la classe. Incroyable aussi : toujours perchée sur 12cm de talons, c’est le genre de fille à vous recevoir en robe Dries van Noten tout en préparant des œufs brouillés, à venir bruncher à Montmartre à pied mais en Tribute YSL - sans un faux pas -, à danser comme une folle sur Lady Gaga et à manger comme 4, en décrétant, du haut de sa taille 34, que ce qu’elle préfère c’est la viande rouge et les pâtes - bon ok, et les sushis aussi. C’est aussi une des personnes les plus généreuses et attentionnées que je connaisse. Bien entendu, nous sommes devenues amies.
Lors de la présentation des collections au jury vendredi matin, j’ai tout de suite remarqué les créations d’Alexandra Verschueren. Moins pour leur aspect spectaculaire - de ce côté-là, elle était largement dépassée par d’autres candidats, qui, par ailleurs, ne m’ont pas trop enthousiasmée -, que pour leur sobriété (de)structurée. Tout part de bases classiques, qui sont ensuite retravaillées. Comme elle l’expliquait devant le jury, Alexandra a utilisé la technique de l’origami, car elle voulait “transformer l’idée de papier en vêtement”. Beaucoup de laine, ciselée à la main, repassée puis dépliée. À part les chaussures, elle a tout fait elle-même.
Un court-métrage projeté dans une des salles d’expo de la villa Noailles à Hyères, mais que vous connaissez peut-être déjà, puisqu’il s’agit de la vidéo d’introduction au défilé YSL homme Automne-Hiver 2009. Pour moi, c’est une découverte. Réalisé par Inez van Lamsweerde et Vinooth Matadin, il s’agit d’un plan fixe sur le visage de l’acteur Michael Pitt, manifestement émoustillé par la voix d’une femme susurrant des phrases érotiques tout en parlant de mode… Je vous laisse visionner :
J’adore le festival de Hyères. Ambiance décontractée, nouvelles rencontres et découvertes mode sont toujours au rendez-vous. Arrivée en avance, j’ai eu l’immense chance d’être au premières loges de la présentation des collections au jury vendredi matin, avec les journalistes et les partenaires du festival. J’ai donc pu voir tous les modèles portés avant le défilé auquel je me rendrai dimanche.
À vrai dire, la fashion week parisienne, sauf pour quelques excentriques internationaux, c’est plutôt tendance no look. Je vous ai déjà dit que je détestais la fashion week parisienne ? Je déteste la fashion week parisienne. À quelques exception près, of course. Y a des airs snobinards et on s’ennuie. Visuellement aussi on s’ennuie (côté public, je m’entends). Le super truc pour repérer les étrangers, c’est la couleur. Si tu portes de la couleur, t’es pas français, c’est sûr ! (je le sais bien, je suis pareille).
Le seul truc que j’aime, c’est y retrouver mes copains blogueurs (ah la clique !). À ce sujet, voici une photo qui me fait bien rire - et qu’on m’a envoyée sous l’objet “dédicace à Julie”, no comment :
C’est ça qui était marrant à Copenhague : d’un défilé à l’autre, j’avais vraiment l’impression de passer du coq à l’âne. Entre le show BMB et le show Henrik Vibskov, rien à voir. D’un coté, du “easy wear”, du people, du champagne ; de l’autre, du conceptuel, de la faune arty, de la bière. Le défilé a lieu dans un immense hangar, et, tout comme celui de Giles Deacon à Londres en septembre 2008, cela permet de d’installer un long podium - ici en U - tout en diminuant le nombre de rangs côté public.